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Artikel

Moord en zelfmoord: een status quaestionis naar de reden en de gevolgen van deze sociale fenomenen in de traditionele Zaïrese gemeenschappen


Abstract

Meurtre et suicide. Un status quaestionis au sujet de ces phénomènes sociaux dans les cultures traditionnelles zaïroises - Le meurtre n’est pas une réalité quotidienne dans les communautés traditionnelles. Du fait que ces sociétés sont autrement structurées au point de vue vie communautaire, économie, politique, croyances, etc., les multiples raisons du meurtre sont autres qu’en Occident. En general, c’est toute la collectivité, et non pas l’individu, qui est responsable des actes dun de ses membres. Aussi, les relations de cause à effet ne sont pas comprises comme dans la logique cartésienne. Tel chasseur blessant par accident un coéquipier lors d’une battue sera sévèrement puni pour son acte criminel. L’accident n’existe pas! II y a toujours volonté! Si la peine de mort est parfois prononcée, Ton constate bien souvent que celle-ci est transformée en “prix du sang”. Cette somme, versée comme dédommagement pour le crime, sera en rapport avec le degré de parente de la victime. La peine de prison a long terme est inexistante a cause de la situation économique autarcique: un individu non-productif n’existe pas. Son rôle est de produire pour la société. Les Zaïrois n’ignorent pas nonplus les ordalies publiques. La nécessité de trouver un coupable, afin que l’équilibre de la société ne soit pas altéré, est une loi absolue. Le type de suicide le plus commun est le suicide “samsonique” par lequel la victime espère que par sa mort son esprit pourra se venger sur l’instigateur de l’acte fatal. Ceci n’est compréhensible qu’a travers la philosophic africaine. Le négro-africain augmente sa force vitale au fur et à mesure qu’il vieillit. Le défunt, qui par ce fait devient ancêtre, sera craint plus que quiconque et sa vengeance dans l’au-dela sera d’autant plus terrible. Par le suicide institutionnalisé la société attend d’un de ses membres qu’il commettra, dans une situation donnée, l’acte fatal jugé utile pour une renaissance de la communauté. II est aussi de coutume que la parenté lignagère ou clanique venge le suicidé en éliminant un individu appartenant a la familie de l’instigateur. En effet, le suicide est considéré comme le “crime d’un autre”. Le coupable devra subir son sort peu enviable. Enfin, une théorie courante démontre que l’Africain, de par son énorme agressivité, commet facilement un suicide. Nous croyons surtout qu’il ne craint pas la mort qui est une continuation presque palpable de la vie.

How to Cite:

Wymeersch, P., (1976) “Moord en zelfmoord: een status quaestionis naar de reden en de gevolgen van deze sociale fenomenen in de traditionele Zaïrese gemeenschappen”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 21(4), 321–348. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.96041

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Published on
1976-09-01

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