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Kanttekeningen

Objectiviteit: werkelijkheid of utopie?


Abstract

L’Objectivité : réalité ou utopie? - L’usage du mot “objectivité” se répand chaque jour davantage, et cela dans tousles milieux. Ce sont néanmoins les hommes politiques qui l’emploient le plus fréquemment. Définir l’objectivité n’est pas chose aisée. Il faut tout d’abord rechercher l’origine du mot: origine philosophique (Descartes, Nietzsche) et l’origine usuelle. Nous nous attachons davantage à l’interprétation que donne la presse à ce mot et tentons d’analyser les conditions nécessaires pour qu’une information, recueillie et transmise par un quotidien, soit objective. Relater un fait “tel qu’il s’est passé”, comme le déclarait M. Couve de Murville, c’est être objectif. Nombreux cependant sont ceux qui prétendent, à l’encontre de la théorie américaine, que “le fait n’acquiert de valeur que par son interpretation”. Or, n’est-ce pas précisément cette interpretation qui risque d’etre subjective? Lorsque la presse relate un fait, un événement qui lui est transmis par une source autre que la sienne propre (c.A.d. son propre correspondant) le danger de subjectivité est d’autant plus grand que les intermédiaires auront été nombreux. Mais, même lorsque le rédacteur du journal est lui-même à la base de l’information (interview exclusive, presence sur les lieux au moment précis) les risques de subjectivité subsistent. Autre élément du problème: pour qu’elle soit objective, une information doit être compléte. Or, depuis environ une vingtaine d’années, les nouvelles affluent a la redaction des journaux en quantité telle qu’un nombre relativement minime pourra matériellement être transmis. Le choix que cette situation entraine, est forcément subjectif. De plus, les informations retenues pour diffusion, ne pourront, faute de temps, être contrôlées. De la, autre élément de subjectivité. Lorsqu’enfin l’information aboutit sur le bureau du rédacteur elle sera l’objet d’un remaniement, d’une interpretation, d’une présentation qui dépendront à la fois de l’humeur du journaliste, de ses conceptions philosophiques ou politiques, de la manière de penser du rédacteur en chef (le patron !) et de la tendance du journal: autant d’éléments de nature à influencer l’information, à l’allonger ou la raccourcir, la présenter sur trois colonnes en première page ou encore sur une colonne en dernière page ... Il faut de plus tenir compte du fait que le “patron” peut être l’Etat, un parti politique, un syndicat, une organisation patronale qui exigeront souvent que l’information soit marquée d’une empreinte particulière, done subjective. Par ailleurs, le journal est une entreprise commerciale qui, pour survivre - pour poursuivre sa tâche - doit nécessairement réaliser des bénéfices (du moins dans une démocratie). Or, ces bénéfices dépendent bien plus du produit de la publicité que de celui des abonnements ou de la vente au numéro. Les grands annonceurs peuvent également constituer un élément subjectif dans la transmission des informations. Dés lors, l’objectivité est-elle “un leurre, une illusion? “Comment les journalistes peuvent-ils lutter contre les éléments extérieurs qui mettent en péril leur intégrité? La conscience professionnelle ne joue-t-elle pas un rôle prépondérant?

How to Cite:

Toebosch, E., (1974) “Objectiviteit: werkelijkheid of utopie?”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 19(2), 173–184. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.95967

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Published on
1974-03-01

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