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Artikel

Een onderzoek naar de functies van de pers op grond van inhoudsanalyse van twee Vlaamse dagbladen over de periode 1894-1966


Abstract

Les fonctions sociales de la presse. Une analyse de contenu de deux journaux flamands de 1894 a 1966 - Se basant sur une série d’idées et d’hypothèses formulées par Roger Clausse dans son livre Les nouvelles. Synthese critique (Bruxelles, 1963) l’auteur de l’article a réalisé une vaste étude sur les fonctions sociales de deux journaux flamands : Vooruit, fondé en 1884, actuellement organe officiel du B.S.P. (Belgische Socialistische Partij) et Het Laatste Nieuws, journal libéral d’information fondé en 1888. Pour la technique de l’analyse, l’auteur s’est avant tout inspiré des analyses de contenu réalisées au Centre d’Etude des Techniques de Diffusion Collective (U.L.B.); il y apporte néanmoins une série de précisions, selon les nécessités de son étude. Dans cet article, l’auteur se limite a l’énumération systématique de quelques résultats relatifs aux fonctions sociales des deux journaux en question. L’auteur distingue quatre fonctions: l’information du public, sa formation (politique ou idéologique), son éducation et son amusement. Ces fonctions, et les transformations qu’elles subissent sont étudiées sur la toile de fond de l’histoire politique, sociale, économique et culturelle. L’auteur distingue trois périodes. 1. Avant la première guerre mondiale. Les deux journaux informent leurs lecteurs de tout ce qui peut les intéresser, mais c’est la fonction formative qui est prépondérante. L’auteur voit cette fonction comme le résultat de la façon dont le journal “traite”, ou plutót “utilise” les différents genres journalistiques : “le fait divers” attire l’attention sur les conditions de vie misérables de la classe ouvrière (les “rentes des travailleurs”), le feuilleton prêche l’anticléricalisme, la revolution sociale ou la résistance a l’occupant. Un effort considerable est fait pour l’éducation des lecteurs (reportages, feuilletons instructifs). Comme dit Edgar Morin, le feuilleton est dans cette période le lieu où se réalise l’osmose entre la culture populaire et la culture bourgeoise. II n’y a pas- ou trés peu- de différences entre les deux journaux. 2. L’entre-deux-guerres. Entre la première et la deuxième guerre mondiale, nous sommes témoin de l’apparition de nouvelles techniques de diffusion collective (T.D.C.): les hebdomadaires illustrés, le journal télévisé, la radio. Quels changements se produisent dans les fonctions de la presse? L’auteur constate d’abord qu’il y a trés peu de fonctions que la presse remplit seule: l’information est assurée en même temps par la presse écrite, la radio, les hebdomadaires et le journal télévisé. II en va de même pour la fonction de divertissement; d’autre part, l’école, les mouvements de jeunesse, la formation des adultes, les bibliothèques s’occupent de plus en plus de l’éducation de la population. L’auteur conclut que si le journal garde sa fonction éducative, il y a pourtant un glissement trés net vers d’autres institutions. Reste la fonction formative. Ici les résultats sont formels. Vers les années 1920 cette fonction est en voie de disparition, et il est quasi impossible d’indiquer d’autres institutions ayant pris le relais. Le citoyen n’accepte plus d’être dirigé. Il veut tracer lui-même sa ligne de conduite. Ce qui lui faut, c’est de l’information. Ainsi l’importance croissante de la fonction informatrice et le déclin de la fonction formatrice vont de pair. L’évolution est la même pour les deux journaux. Le journal de parti répond aux exigences des lecteurs. L’évolution vers le journal d’information est marquante. 3. La période d’après la deuxième guerre mondiale. L’évolution ébauchée dans la période précédente continue. Les fonctions d’information et de divertissement deviennent de plus en plus importantes. Il est presque impossible de montrer que les journaux ont subi l’influence de la télévision (premières émissions en Belgique en 1953). Finalement, deux problèmes sont abordés : d’abord celui de savoir si l’on peut parler d’une “fonction publicitaire” du journal. Certains auteurs sont affirmatifs. L’auteur préfère néamoins parler d’une “force publicitaire” qui peut émaner aussi bien de la partie publicitaire que de la partie rédactionnelle. Ensuite il se demande si l’analyse de contenu du journal permet de conclure à l’existence des fonctions “psycho-sociales” relevées par Roger Clausse (reliance sociale, divertissement, psychothérapie sociale). L’auteur pense que la distinction entre “fonctions manifestes” et “fonctions latentes” peut éclairer le problème. Afin de vérifier si ces constatations permettent de parler de “fonctions sociologiques” l’auteur a examiné quelques résultats a l’aide des théorèmes de l’analyse fonctionnelle, formulés par le sociologue américain Robert K. Merton dans son livre Social theory and social structure (Illinois, 1951). En guise de conclusion, l’auteur estime que si la sociologie de la presse veut étudier les fonctions du journal, elle doit se concentrer sur l’étude de ce que Henri Janne appelle “la société globale”. C’est dans la société que naissent certains besoins sociaux, sous l’influence de la technique et sous Faction et la pression des changements politiques, économiques et sociaux. Enfin l’auteur cite Talcott Parsons qui montre que les T.D.C. doivent être considérées comme des systèmes sociaux, liés a un certain type de société.

How to Cite:

Van Parys, G., (1971) “Een onderzoek naar de functies van de pers op grond van inhoudsanalyse van twee Vlaamse dagbladen over de periode 1894-1966”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 16(3), 239–265. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.95888

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Published on
1971-06-01

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