Criminaliteit in stad en platteland: een onderzoek in het gerechtelijk arrondissement Gent
Abstract
La criminalité dans les villes et les campagnes. Une recherche dans l’arrondissement judiciaire de Gand - Cette étude tente d’établir le rapport entre la criminalité et le milieu local (ville ou campagne). Le matériel de base a été trouvé dans le casier judiciaire communal ou sont reprises, conformément a la législation belge, toutes les condamnations relatives aux habitants de la commune, qu’elles qu’en soient la durée ou la nature. Seules les condamnations se rapportant a des délits intentionnels ou non règlementaires ont été examinées. Pour l’étude de la criminalité urbaine, nous avons recherché les condamnations inscrites au easier judiciaire communal de la ville de Gand, tandis que l’étude de la criminalité rurale a été menée a l’aide des casiers judiciaires de deux régions situées dans l’arrondissement judiciaire de Gand, la première se trouvant au nord, a la frontière hollandaise, la seconde a l’ouest de Gand. Les régions rurales consistent respectivement en 7 et 8 communes d’une population inférieure a 5000 âmes, d’une densité de population en-dessous de 200/km2, la population active étant occupée, pour la plus grande part, dans le secteur agricole. Le matériel de base comporte 3.763 condamnations pour la ville de Gand, 2.013 pour la première région rurale et 828 pour la seconde. Une première conclusion est que la criminalité est considérablement plus élevée en ville qu’a la campagne. La région frontière occupe a cet égard une position intermédiaire. La délinquance féminine est beaucoup plus faible en volume a la campagne qu’en ville. La criminalité revêt également un caractère plus grave en ville qu’à la campagne. En effet, les peines sont plus lourdes et le taux des condamnations fermes est plus élevé. La récidive est plus fréquente en ville qu’a la campagne. II est frappant a eet égard que ce sont les délinquants nés et résidant en ville qui accusent le plus grand nombre de récidivistes. La théorie, selon laquelle le grand nombre de récidivistes dans les villes s’explique par le fait que les délinquants originaires des campagnes viennent s’y établir, est ainsi infirmée. Il ne semble pas exister, a première vue, de différence entre la ville et la campagne en ce qui concerne la nature de la délinquance. La théorie générale d’après laquelle la délinquance agressive caractérise les campagnes et la criminalité économique les villes, ne trouve en effet aucune confirmation nette dans notre matériel d’étude lorsque l’on examine le nombre des condamnations. Cette théorie semble cependant bien se vérifier si l’on s’attâche a la gravité de la peine prononcée. On peut constater en outre, pour ce qui est de la délinquance primaire, que la ville accuse un taux plus élevé de la délinquance économique et sexuelle que la campagne, mais un taux moins élevé que celle-ci en matière de délinquance agressive. II apparaït en outre que la délinquance économique revêt, dans les campagnes, un caractère différent, comparée a celle de la ville. A la campagne, la victime des infractions économiques n’appartient fréquemment pas a l’entourage direct du délinquant, ou bien le délit prend un caractère assez impersonnel comme, par exemple, dans le cas de la contrebande, du maraudage ou de la dénaturation du lait. En ce qui concerne le lien avec le facteur “age”, la première condamnation est signalée a un age plus précoce en ville. C’est plutôt la délinquance économique, en ville, et la délinquance agressive, à la campagne, que l’on note a un age plus jeune. Tant à la campagne qu’en milieu urbain, c’est le groupe d’age de 25 a 29 ans qui se caractérise par le plus grand nombre de condamnations.
How to Cite:
Versichelen, M. & Schepens, E., (1966) “Criminaliteit in stad en platteland: een onderzoek in het gerechtelijk arrondissement Gent”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 11(3), 239–299. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.95751
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