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Artikel

De vrijheidsgraden van de socioloog


Abstract

Les degrés de liberté du sociologue - Les degrés de liberté scientifique du sociologue sont influences par les changements dans la réalité sociale, par les fluctuations dans les rapports entre l’esprit et la vie, par revolution spécifique de la sociologie. Le système sociologique (Toennies, Von Wiese, Park and Burgess) qui couronnait les recherches sociales des premières décades du XXe siècle ne peut plus être considéré comme le cadre approprié d’une sociologie opérationnelle, spécialisée et appliquée, et encore moins d’une sociologie d’enquêtes. La “réalité” sur laquelle se basent les sociologues n’est souvent que celle de leur propre culture, la transposition de la réalité dans laquelle ils sont. Elle se limite a leurs recherches spécifiques et ne dépasse pas certaines traditions ou modes scientifiques. Une systématisation pas trop rigide (Ziegenfuss) est dès lors inadéquate et prématurée (Claude Lévi-Strauss), tandis qu’une recherche qui est unilatéralement scientiste et appliquée n’arrive qu’a des connaissances fragmentaires et parfois déroutantes. Il s’en suit que nous assistons au délogement de la sociologie universitaire par la presse, la télévision, l’organisation professionnelle ou l’entreprise et les services d’études des institutions publiques. Nous assistons ainsi a la prédominance de ce que Joan Robinson appelle les “simplified models”. Dès lors il y a lieu de nous rapprocher davantage des problèmes réels dans le sens des efforts déployés par Riesman, Adorno, Gehlen, Janne, e.a. Les sociologues doivent réagir contre le libertinage intellectuel et agir en faveur d’une discipline scientifique et plus responsable – tout en tenant particulièrement compte de l’évolution fondamentale qui caractérise et la structure et la dynamique de la société (Aron, Morin, Thoenes). La réduction de la sociologie a une science de l’action la fait perdre son sens autocritique et obscurcit les normes scientifiques. Ayons la conviction de G. W. Leibniz que rien n’est plus fort que la vérité si on s’attâche a bien la connaitre et a la faire valoir.

How to Cite:

Leemans, V., (1963) “De vrijheidsgraden van de socioloog”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 8(1), 3–47. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.95666

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Published on
1963-01-01

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