De betekenis van erfelijkheid en milieu in de ontwikkeling van psychische eigenschappen
Abstract
Le problème de l’importance à accorder aux influences du milieu dans le développement des dispositions psychologiques n’a toujours rien perdu de son acuité. Les thèses ont varié suivant les écoles psychologiques et les conceptions philosophiques. Les psychologies d’inspiration philosophique partant d’un dualisme absolu entre la matière et l’esprit, ont nié ou minimisé l’importance de l’hérédité. D’une façon parfois surprenante certaines écoles inspirées par les sciences naturelles, comme l’associationisme et le behaviorisme sont arrivées a une conclusion analogue. D’autres écoles psychologiques de tendance plutôt psychophysiologique ne pouvaient manquer d’appliquer a la psychologie, avec une extréme rigueur, les lois de l’hérédité, découvertes dans le domaine de la biologie. II est clair que le problème ne peut être examiné que dans le cadre d’une psychologie du développement. Le présent article passe en revue quelques-unes des plus importantes observations et expériences de nature a nous éclairer quelque peu sur l’influence respective du milieu et de l’hérédité. Les observations concernant le développement d’enfants qui ont subi des changements de milieu, de jumeaux identiques élevés dans des milieux différents, d’enfants qui ont grandi en dehors de toute communauté humaine, revêtent une importance particulière. Les données sont pourtant encore insuffisantes et les facteurs interférants trop nombreux pour permettre en ce moment une conclusion détaillée et définitive. En tout cas, les données héréditaires ne constituent pas des éléments rigides mais un éventail de développements possibles, se réalisant suivant les stimuli du milieu. Ces possibilités contenues dans une disposition héréditaire peuvent être plus ou moins différenciées suivant l’individu et la disposition considérée - les facultés supérieures ou dépendant de centres nerveux supérieurs contenant un maximum de différentiabilité dans l’élaboration des caractéristiquesindividuelles. Cette plasticité décroit trés vite dés la première jeunesse, la personnalité de base - avec ses schémas de raisonnement, son système de valeurs, ses réactions émotives, ses attitudes, ses schémas opératoires etc. - se fixant progressivement dès la tendre sous enfance. Les psychologies modernes - telles la psychologie dynamique sous toutes ses formes, la psychologie du raisonnement, la psychologie de tendance anthropologic culturelle etc. - concordent sur ce point. Il ne s’agit pourtant pas de perdre de vue les limites posées par l’hérédité, danger qui n’est pas éphémère chez plusieurs représentants des écoles citées, aussi importants que puissent être les horizons qu’ils ont ouverts. Les recherches dans les milieux primitifs s’avèrent de toute première importance pour la solution des problèmes qui nous intéressent. Pour l’étude de jumeaux identiques a élever dans des milieux différents, l’Afrique offre d’ailleurs des possibilités inespérées. Les recherches concernant la psychologie de l’indigène et les influences du milieu devront pourtant se doubler d’une étude de la culture autochtone, des croyances, de la vie familiale, des occupations, des modes de raisonnement etc. L’influence de ces facteurs sur le développement de la personnalité et de l’intelligence ne peut être niée. D’autre part les résultats de tests, même de „culture-free tests” se révèlent fonction du milieu. Non seulement les normes, mais également la conception, la validité de chaque test sont limitées a un milieu plus ou moins étendu. Le travail psychologique en milieu primitif, la comparaison d’enfants élevés dans des milieux différents s’avèrent done aussi délicats qu’importants.
How to Cite:
De Coster, W., (1960) “De betekenis van erfelijkheid en milieu in de ontwikkeling van psychische eigenschappen”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 5(2), 111–131. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.95597
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