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Artikel

Naar een "nieuw" sociologie van de communicatie


Abstract

Vers une 'nouvelle' sociologie de la communication - Devant la crise que traverse la sociologie de la communication, crise qui se manifeste aussi bien par le nombre des chercheurs qui ont quitté le domaine, que par le manque d’idéés originales et innovatrices, les auteurs de cet article ont fait un tour d’horizon, afin de trouver des possibilités nouvelles de recherche et des directions prometteuses. II y a quelques années, notre compatriote Yves Winkin, chercheur de l’Université de Liège, a rencontré pendant son séjour aux Etats-Unis un certain nombre de chercheurs qui, appartenant a des disciplines diverses comme l’antropologie, la psychiatrie, la linguistique ou la sociologie, s’intéressaient au même object de recherche : le phénomène de la communication humaine. Sous l’impression de cet énorme effort intellectuel dont il a été témoin et qui, d’après le célèbre historien et philosophe américain Thomas S. Kuhn, permet de parler d’une ’’révolution scientifique”, Winkin a publié ses réflexions dans un livre intitulé La nouvelle communication (Paris, Editions du Seuil, 1981). Face a cette ’nouvelle communication’, les auteurs de eet article se sont efforcés de tracer les lignes principales d’une ’nouvelle’ sociologie de la communication. Ils ne se sont pas limités aux travaux décrits par Winkin, mais ils ont élargi leurs recherches à l’analyse fonctionnelle de la communication et à l’oeuvre d’Umberto Eco, connu par le grand public par son bestseller Le nom de la rose (Paris, Editions Grasset et Fasquelle, 1982) et apprécié par les spécialistes comme professeur de sémiotique et médiéviste érudit, mais dont les idéés sur les problèmes de la connaissance et de la communication sont trop souvent ignorées. Enfin les auteurs prêtent attention a l’anthropologie de la communication, tendance d’origine américaine, qui a le mérite d’avoir introduit le structuralisme dans le champ de la sociologie de la communication et qui offre par l’application des conceptes et des schémas d’analyse utilisés par Claude Lévi-Strauss, Algirdas J. Greimas et Vladimir Propp, une alternative pour les analyses de contenu, trop souvent ennuyeuses et dépourvues de toute signifiance sociologique. Pour conclure, les auteurs tentent d’esquisser un ’portrait-robot’ de la nouvelle sociologie de la communication. En voici quelques lignes de fond : - la disparition d’un certain nombre de distinctions traditionnelles; de véritables ’lignes de démarcation’ entre la communication verbale et non-verbale, entre la communication interpersonnelle et celle dite ’de masse’ et entre la source et le destinataire du message, les deux points extremes du modèle de Claude Shannon, rejeté par son caractère trop mécanique ; - une attention plus grande portée sur le contexte de la communication. Sur ce point, il y a nettement convergence entre les idéés venant de la linguistique (N. Chomsky), de l’ethnographie de la communication (D. Hymes), de l’analyse des systèmes (Birdwhistell, Scheffler) et de la sémiotique (U. Eco) ; - le caractère de plus en plus interdisciplinaire de la recherche, par l’utilisation de modèles empruntés a des disciplines diverses et surtout a la cybemétique ; - enfin la mise en valeur de la communication en tant que phénomène central dans la société et concept-clé de la sociologie.

How to Cite:

Van Parys, G. & Byttebier, P., (1987) “Naar een "nieuw" sociologie van de communicatie”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 32(2), 123–150. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.94949

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Published on
1987-04-01

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