Strafrecht en maatschappij
Abstract
Droit pénal et société - Ce n’est que depuis les deux dernières décennies qu’un nombre croissant de criminologues a commencé a étudier les criminalisations primaires, c’est-a-dire l’élaboration et Involution des incriminations de comportements et/ou actes, ainsi que revolution du taux de la sanction. Par processus de criminalisation primaire nous entendons tous les processus et actes sociaux qui contribuent a la pénalisation par le législateur de certains comportements humains. Avant les années soixante les criminalisations primaires n’ont pratiquement jamais été étudiées par des criminologues en raison de la problématique suscitée par la criminologie positive (le criminel et les causes de son comportement criminel) qui, a partir du début du dix-neuvième siècle jusqu’aux années soixante de notre siècle, a occupé une place dominante dans la pratique criminologique. A partir des années soixante un certain nombre de criminologies critiques (la perspective de la réaction sociale, la criminologie du conflit et la criminologie neo-marxiste), qui provoquèrent un glissement important dans la problématique de la science criminologique, sont en plein essor. Ces criminologies considèrent la criminalité comme un phénomène social qui est en première instance le produit des processus de criminalisation primaire. Parmi les criminologues beiges nous constatons peu d’intérêt pour l’étude des processus de criminalisation primaire. La classification des différentes théories et recherches empiriques sur les processus de criminalisation primaire dans cet article a été conçue du point de vue de la relation entre le droit et la société. En appliquant ce critère, nous distinguons la perspective du consensus, la perspective pluraliste, la perspective du conflit et la perspective neo-marxiste. Dans la perspective du conflit il y a lieu de distinguer une approche interactionniste symbolique et une approche théorique du conflit. D’après la facon d’interpréter l’oeuvre de Marx, la perspective neo-marxiste distingue une perspective instrumentaliste, structuraliste et neo-gramscienne. En guise de conclusion nous constatons que la formation d’une théorie sur l’élaboration et Involution des normes de droit pénal n’en est qu’a ses débuts. En outre, les différentes approches et perspectives théoriques sont trop peu fondées sur la recherche empirique.
How to Cite:
Hebberecht, P., (1985) “Strafrecht en maatschappij”, Tijdschrift voor Sociale Wetenschappen 30(2), 93–119. doi: https://doi.org/10.21825/tvsw.94898
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